50 années de romantisme

Peu de manifestations peuvent s’enorgueillir de célébrer leurs 50 ans d’existence. Peu encore peuvent prétendre fonder cette existence sur une légitimité aussi remarquable que celle du Festival de Nohant, à la fois historique, musicale et littéraire : rappelons que sont venus à Nohant, chez George Sand, en 40 ans, Balzac, Liszt, Marie d’Agoult, Chopin -qui composa à Nohant entre 1839 et 1846 l’essentiel et le meilleur de son œuvre- , Delacroix, Dumas, Flaubert, Tourgueniev, Gautier et beaucoup d’autres.

 

Peu de festivals enfin peuvent se targuer d’avoir été créées par un artiste aussi universel que le pianiste Aldo Ciccolini. C’était en juin 1966.
Sont venues aussitôt, grâce à Jean Darnel, de nombreuses personnalités des arts et de la musique dont Jean Piat, Thierry de Brunhof, Bernard Gavoty, Eric Heidsick et de nombreux autres.

 

Depuis, tous les grands noms de la musique et du théâtre se sont produits à Nohant : Elizabeth Schwarzkopf, Pierre Fresnay, Arthur Rubinstein, George Cziffra, Samson François, Jean Desailly, Yehudi Menuhin, Laurent Terzieff, mais aussi Evgeny Kissin, Francis Huster, Jean-Claude Brialy, Jessye Norman, Ivo Pogorelich, François Cluzet, Shura Cherkassky, Pierre Arditi et beaucoup d’autres encore.

 

Autant de raisons pour venir ou revenir dans ce temple du romantisme, y écouter des artistes d’exception et ressentir les étonnantes vibrations de ce lieu envoûtant entre tous.

Jean-Yves Clément